Présentation

Créer un Blog

Recherche

Calendrier

Février 2012
L M M J V S D
    1 2 3 4 5
6 7 8 9 10 11 12
13 14 15 16 17 18 19
20 21 22 23 24 25 26
27 28 29        
<< < > >>

Profil

  • ACH DEZEAU
  • Le blog de maghrabi.over-blog.com
  • FRANCE PARIS
  • Politique Algérie Maghreb
  • Révolté par tout ce qui se déroule de travers dans mon pays, j'ai trouvé ce moyen pour crier ma haine envers tous les décideurs d'une vie difficile et des auteurs des coups tordus.
Mardi 8 novembre 2011 2 08 /11 /Nov /2011 18:42

QUAND LA RAISON DU CŒUR  ECRASE  CELLE DU  CERVEAU

Par  BENOUALI  Abdeldjellil

Algérien vivant  à l’Etranger,  mon pays  m’intéresse toujours  et c’est avec avidité que je parcours tous les jours que Dieu Fait  les principaux quotidiens francophones  de l’Algérie  à savoir El Watan et le Quotidien d’Oran.

Sur ce dernier,  dans sa mouture du mardi 8 novembre, je lis un article sur le discours du 6 noembre 2011 du Roi  du Maroc Mohammed VI  que j’ai suivi avec beaucoup  d’attention comme d’ailleurs  la plupart de ses discours. Si je m’intéresse  à ce Monarque  c’est parce que je vois, et  le constat est palpable, que ce Souverain  même son pays à bon port  et que les Marocains  sur les plans économiques, politiques et culturel  sont bien loin devant les Algériens. J’en suis jaloux car même si je vis  au Maroc, je n’ai pas cessé d’aimer mon pays pour lequel j’ai contribué ( à ma mesure) à sa libération. Mes frères Algériens,   au lieu de faire ce triste constat pour eux, passent leur temps à dénigrer  tout ce qui se passe   de l’autre coté de la frontière.

Le journaliste  auteur de l’article  dont je parle clôture en disant ceci « Enfin, le monarque marocain aura déçu la communauté internationale qui avait peut-être naïvement pensé qu'un jour le palais royal abandonnera ses visées expansionnistes et travaillera pour une paix définitive dans la sous-région maghrébine.  C’est à se demander   d’abord  sur quel planète ce journaliste  vit  et si c’est sur la nôtre je me demande est-ce qu’il écoute ou lis  ce qui se dit  dans le monde occidental à propos du Maroc et de son Souverain.

C’est désolant de rappeler le proverbe de la poutre et du brin de paille, mais il n’y a pas de meilleure réplique  à ce triste constat.  Certains  quotidiens algériens ont  analysé   tout récemment  l’évolution  du Maroc et de l’Algérie vu sous l’angle  « du printemps arabe ». Ils ont eu l’honnêteté de dire  que la démarche opérée par le Souverain Chérifien  et plus émancipatrice et honnête  que celle opérée  par le Président Bouteflika qui en définitif se sont avérées des leurres.  On notera au passage  que de toutes les avancées souhaitées par le président Bouteflika  ont été purement et simplement purgées  de toute leur teneur  en matière d’avancées politiques.  La raison est si simple et qu’on me pardonne de la redonner  c’est que cette mafia politico-militaires qui s’est accaparée des reines du pays  n’a pas l’intention  de lâcher prise de sitôt  et surtout sans qu’elle ne soit bousculée par la rue, seule et unique solution  de sauvetage du pays.

Si  on revient sur la question du Sahara,  il est intéressant de constater que durant toute la période où cette partie du monde était colonisée par l’Espagne, l’Algérie  qui à cette époque là  fut la Mecque de tous les mouvements indépendantistes des peuples africains n’a pas trop bougé  pour revendiquer son indépendance. Certes il y a eu les  sommets  d’Ifrane et de Tlemcen  où il était question de la décolonisation du  « Sahara  Espagnol ». Mais qu’elles étaient les véritables intentions   du Président Boumediene.   Celles-ci se sont révélées  clairement en 1975, lorsque le Roi Hassan II jugeant  la félonie de son homologue algérien insoutenable a déclenché sa Marche Verte  qui a  surpris  le Monde  entier  en faisant preuve  d’une maturité politique hors paire et a réussi à récupérer son Sahara  sans tirer une seule cartouche. Là encore,  j’ai vu en cela une autre  preuve palpable de la valeur d’un Roi et de sa sagesse  et  d’une baraka  Divine qui l’a accompagné  durant tout son règne.

Depuis  cette année là, loin d’applaudir à cette réussite d’une décolonisation unique dans les annales,   l’Algérie  n’a jamais cessé  d’être la bête noire du Maroc  causant un préjudice certain à ce pays qui n’avait pas besoin de ce caillou dans ses souliers pour avancer dans un monde économique impitoyable. Malgré  cela grâce à la sagesse de ces souverains,  Hassan II d’abord  et Mohammed VI  ensuite,  le Maroc est mis sur la bonne voie du progrès  et de la réussite  au grand bonheur de ce Peuple  frère.  Certes il y a du chemin à faire encore. C’est une réalité indéniable, mais l’Espoir  est là  et les ingrédients  d’une réussite  sont  mis en oeuvre. Comme disait De Gaulle «  la voie est tracée ….. »

Au lieu de se morfondre  dans son coin, est de continuer à jouer au méchant, le Pouvoir Algérien a tout à gagner à retrouver  si ce n’est  la fraternité comme nous le commande notre religion, mais au moins la sympathie  et la loyauté  de son voisin marocain. Il y gagnerait  sur tous les plans. D’éminents  économistes étrangers  aux deux pays  ont étudié le problème de cette non-coopération et de cette  fermeture des frontières qui pénalisent les deux pays  de 2 à 3 points  de taux de croissance.  Quand on voit  comment des pays occidentaux, pourtant riches mais   entrant dans  une crise certaine, se démènent pour gagner un demi-point  de ce fameux taux de croissance, on se demande si les dirigeants algériens  ne souffrent pas  d’une pathologie mentale en persistant à  faire la sourde oreille et maintenir  fermée cette frontière  à la désolation inqualifiable   d’un nombre incalculable de familles algériennes et  marocaines  vivant de chaque coté de la frontière.  Ceci sous le prétexte  fallacieux que l’Algérie  aurait demandé sa fermeture  en 1994 à la suite d’une accusation un peu hâtive  du Roi Hassan II   imputant aux services secrets algériens l’attentat perpétré à Marrakech. Ce qui est faux puisque  le Roi n’avait demandé  en fait que l’instauration  du visa pour pénétrer au Maroc.   A force d’être rabâchée,  la première version s’est encrée dans la mentalité de l’Algérien. Heureux celui qui réussira à la faire rectifier.

Voilà plus de 36 ans  que l’Algérie persiste  dans cette hostilité sournoise envers  le Maroc  alors que celui-ci ne cesse de tendre une main  fraternelle  en proposant une coopération  économique  fructueuse  pour le bonheur les deux peuples. 

Outre l’ouverture des voies de communications, très porteuse  et créatrice de main-d’œuvre, l’Algérie  aurait mis en exploitation son important gisement de minerai de fer de Garet-Djebilet.  Que d’emploie et de richesses  auraient été créés  dans les régions concernées  uniquement  par  l’ouverture de ce grand chantier.  En outre,   le gaz naturel  pourrait très bien faire son entrée au Maroc  pour une exploitation plus ardue  par les usines et les véhicules  et pourquoi pas  dans les immeubles. Le tourisme  en Algérie pourrait renaitre  par non seulement  l’ouverture de cette frontière, mais aussi par la compétence  et le savoir faire  acquis  par les marocains dans se domaine. Si  des marocains, doués pour le service,  pourraient être employés  dans ce secteur, l’Algérie et ses capitaux engrangerait  évidemment   les dividendes par les  entrées de devises.

Outre  d’autres secteurs industrialisant où la coopération  algéro-marocaine pourrait trouver toute sa raisons être, il y a aussi celle touchant tout le domaine  administratif  et bancaire  où le Maroc  se situe en pointe  parmi les pays  africains.  Je ne suis  pas économiste, pour citer d’autre secteurs qui sont aussi rentables  mais en simple profane, je sais que la crise  qui pointe t son nez en Europe  ne manquera pas de toucher  la rive sud de la méditerranée.  C’est en se serrant les coudes et en s’aidant  mutuellement  que l’Afrique du Nord  pourra éviter de ressentir le contre coup.  Il ne faut pas être expert pour  croire en cela.

Si le Pouvoir  Algérien,  ne voit pas tout cela  alors, les générations futures, ceux de l’après pétrole   en ressentiront  très certainement  les conséquences  de cette cécité absurde voulue par des hommes qui ne sont mus que par la haine et une  rancœur obsessionnelle  et qui ne veulent  que le mal  de ce peuple Algérien  naguère si valeureux.   L’histoire comptabilisera tout cela  et ne leur pardonnera certainement pas.  Nous avons appris à l’école l’histoire des ROIS FENEANTS de la France, nos générations prochaines  apprendront à leur tour l’histoire  de GOUVERNANTS MECHANTS  de l’Algérie.

Par ACH DEZEAU
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Dimanche 14 août 2011 7 14 /08 /Août /2011 00:56

Voilà maintenant depuis près de 6 mois  que des jeunes marocains   organisent à travers les principales villes du Maroc  des marches  revendicatrices.  Ce phénomène s’est autoproclamé «  Mouvement des jeunes du 20 février » et se veut revendicatif pour  une meilleure  reconnaissance des droits de l’homme. Au départ  ce mouvement  s’était créer au lendemain des soulèvements des peuples Tunisiens et Egyptiens et voulait s’inscrire  dans cette ligne  qu’on a nommé depuis le  « printemps arabe ». Son instrument de propagande  a été comme l’ont  été  celui  ces prédécesseurs Tunisiens et Egyptiens, les réseaux sociaux du Net  à savoir  Facebbok  et Twitter.  A ce mouvement  se sont joint quelques partis politiques  de très faible importance  ou en mal de reconnaissance.  La première marche a été effectuée le Dimanche 20 février 2011.

Sa majesté le Roi, prenant toute la mesure de ce mouvement, et désirant profiter de ce dernier pour donner une accélération à la démocratisation qu’il avait déjà entamé  depuis son avènement au pouvoir,  a, dans un discours solennel  prononcé le 9 Mars 2011  annoncé la révision de la constitution.  A cet effet il a nommé une commission composée d’hommes et de femmes  des plus illustres du pays  reconnus pour leurs compétence en matière de droit  constitutionnel,  et surtout  réputés pour être des hommes et des femmes intègres, compétents et   jouissant d’une réputation sans faille  dans leur moralité . Cette commission était composée de 18  membres tous universitaires et en même temps juristes ou représentant de la société civile.  Elle fut présidé par Monsieur Abdeltif Mennouni, éminent juriste reconnu à l’Etranger, professeur de droit  à la factulté de Rabat, ex-membre du Conseil constitutionnel, de l'Instance équité et réconciliation (IER), de la Commission consultative de la régionalisation (CCR), entre autres. Il siège également pour le Maroc à la Commission Européenne pour la démocratie par le droit.

Le Roi Mohammed VI a appelé cette commission a observé une démarche d’écoute et de concertation et à faire preuve d’imagination et de créativité pour proposer une architecture rigoureuse qui repose sur une définition claire du pouvoirs des différentes institutions afin de leur permettre d’assumer pleinement leur responsabilité dans un climat politique serein.

Sitôt nommée, cette commission a établi un calendrier  pour recevoir l’ensemble  des partis politiques du pays  et des syndicats, le patronat,  les associations  civiles et quelques docteurs en théologie. Les auditions terminées, la commission a élaboré un projet de constitution qu’elle a  soumis à  sa Majesté le Roi  qui  dans son discours du 17 juin 2011  a annoncé  la date du 1 er juillet 2011 date du   référendum  pour l’approbation de cette constitution.  Durant toute la période  préélectorale,  tous les partis et tout le tissu social et politique du pays   ont pu s’exprimé  aussi bien dans à la télévision qu’à travers des meetings ou des marches comme ce fut le cas de ce mouvement du 20 février. Beaucoup  préconisant  un vote  pour le OUI  et certains  recommandant  un vote du NON comme cela se fait dans tous les pays du monde.

Il faut préciser que durant toute période  c'est-à-dire du 20 février au 1 juillet 2011,  ce mouvement  des jeunes n’a pas cessé ses marches hebdomadaires  et a boycotté  les audiences de la commissions consultative chargée d’élaborer le projet de constitution. Certaines de ces marches se sont    déroulées dans le calme sous l’œil vigilant d’un service d’ordre très discret, d’autres un peu plus animées puisqu’on a pu déplorer  à Nador  trois au quatre décès dans un incendie d’une banque dont les auteurs n’étaient autre que ces jeunes du 20 février.

Le 1er juillet 2011 tout le peuple marocain  y compris  les marocains installés à l’Etranger   a voté. Des commissions  étrangères ont pu assister  au déroulement de ce référendum  qui s’est déroulé sous les meilleurs auspices.  Après dépouillement,  les résultats officiels suivants  ont été proclamés.          

     Nombre de votants      10 154 666

     Suffrages exprimés      10  063 423       99.10 %

     OUI   obtenus                9 909 356       97.58 %

      NON  obtenus                    154 067       1.52 %    

      Blancs ou nuls                     91 243         0.90 %

Tous les partis politiques  et les organisations nationales et le peuple marocain dans sa majorité  ont salué dans la joie ce résultat qui va propulser encore plus le Maroc  vers une réelle démocratie et donc vers un meilleur développement. Toutes les nations de l’occident,  du moyen et extrème –orient et les instances internationales   ont applaudi à l’annonce de ce résultat. Ne  se sont manifesté par leur silence assourdissant, que  les pays  arabes  qui voient d’un mauvais-œil  le Maroc prendre le large et qui se caractérise  par son développement et sa marche vers une démocratie authentique. Et comme  dans toutes élections, il y a des mécontents,  ce rôle va être joué par ce mouvement du 20 février   et les quelques  petits partis qui le soutiennent et qui  avait  prôné  déjà et tout au long de la période  pré-électoral  l’abstention. Ils   ont dénoncé quelques irrégularités  qui en fait n’existaient que dans leur imagination puisque  absents de tous les bureau de vote. Il est de bonne guerre en politique  de ne pas accepter si facilement une défaite surtout quand elle est aussi cuisante que celle qu’ils viennent de subir.

Chez les  peuples imprégnés  des valeurs de la démocratie  les choses en seraient  restés là.  Mais  pas  chez ceux qui se réclament de cette démocratie  et qui en fait  ne sont que des anarchistes  démunis de tout esprit constructif  et donc de  tous programme politique pour le pays.

C’est ainsi  que même après la proclamation officielle des résultats, ce mouvement du 20 février  continue à organiser  des marches hebdomadaires  dans les principales villes du Maroc en beuglant  toutes sortes de slogans  dénués de  tout bon sens  ou presque.  En effet : il  (le mouvement du 20-02) continue de réclamer  plus de démocratie  alors qu’il refuse le résultat sorti des urnes et démontre par là-même qu’il n’est pas  démocratique du tout. En plus  dans toutes  les nations du monde  qui se réclament de la démocratie, les marches  et les manifestations  sont soumises à des règles très strictes afin que le  pouvoir puisse assurer  leur bon déroulement et surtout  préserver l’ordre et la sécurité  des citoyens. La première obligation qui est faite aux organisateurs, c’est le dépôt d’une demande d'autorisation  dans laquelle est précisé, l’objet de cette manifestation, son itinéraire,   et le service d’ordre qu’ils comptent  mettre en place.  De cette première obligation, le mouvement s’en est affranchi  profitant  d’une volonté très perceptible  de sa Majesté le Roi de ne pas envenimer  la situation en abondant dans le sens que veut donner  ce mouvement  c'est-à-dire  la violence. Le service d’ordre  est toujours présent,  mais discret  et surtout respectant  les consignes  qui lui sont données: à savoir  éviter  la violence autant que faire se peut. Difficile d’assurer dans de telles conditions  mais  les forces de l’ordre en présence  ont démontré par leur professionnalisme  qu’ils pouvaient  le faire.  Cela  s’est fait bien sûr au détriment  de la bonne marche  de leurs services administratifs puisque  tous les agents  sont sommés  d’assister et d’observer ces marches.

Avant d’aller plus loin, je tiens à souligner et rappeler à certains, que je suis algérien  résident au Maroc. Soucieux de la bonne santé du pays où je vis,  je suis très attentivement  le développement du Maroc, du monde arabe en général y compris l’Algérie. Dire que je ne fais pas de rapprochement  avec qui se passe  dans mon pays  c’est vous dire un mensonge. OUI  et  j’en suis désolé de ne pas voir mon pays avancé  au même rythme car ces moyens financiers  sont beaucoup plus important. Hélas !

Ceci dit, je voudrais, et c’est le but de ma présente,   dire à mes frères  Marocains qui militent dans ce mouvement du 20 Février  « Hadari,  Hadari, Hadari ». Oui ! Faites attention à ce que vous êtes en train de faire. Vous  êtes  tout simplement en train de porter un grand préjudice  à l’image de votre pays qui jouit  d’une bienveillante  reconnaissance du monde occidental  qui  s’est traduite  par un bond exceptionnel  dans le développement du pays.  Comment  voulez-vous que le touriste étranger réagisse  quand il  assiste  à ces marches et  observe  ce  service d’ordre courir dans tous les sens  pour les canaliser.  Bien sûr que cela l’effraye et l’inquiète beaucoup  et bien sûr qu’il en parlera à son retour dans son pays d’origine et cela se traduira forcément par des défections  de nombreux touristes  privant ainsi le pays  d’une rentrée significative de devises.

Est-ce que ces jeunes  qui forment la cohue savent que certains leadeurs de ce mouvement  sont peut-être  tout simplement  des vendus à la solde de certaines organisations étrangères   qui voudraient  déstabiliser le Maroc  en instaurant  dans ce pays un climat  de violence à l’instar de ce qui se passe dans d’autres pays arabes. Je ne pense pas utiles  de les citer. Les derniers événements  du démantèlement d’un camp à El Ayoun  sont encore  tous frais dans nos mémoires pour  se rappeler que la manipulation existe et qu’elle n’est pas forcément détectable  pour le commun des mortels.  D’autres part, si le Maroc  a fait le progrès que nous constatons tous  c’est grâce à sa stabilité politique,  qu’il ne cesse de démontrer à tous les industriels  de l’Univers  pour capter  leurs  capitaux  car le monde des affaires a horreur de  la violence qui est signe d’instabilité politique.    

Est-ce que  ces jeunes qui scandent des slogans savent qu’ils sont eux-mêmes  les instigateurs  de tout ce qu’ils dénoncent.  Ils appellent à plus de démocratie  et ils sont les premiers à la bafouer  en rejetant un résultat d’un scrutin  qui s’est déroulé dans la plus grande transparence. Ils dénoncent la corruption est ils seront les premiers à soudoyer un agent  de l’ordre  pour éviter une contravention.  Ils fustigent  un parlementaire corrompu alors que c’est  avec leur voix souvent monnayée   qu’il a été élu.   

A ces jeunes bouillants, je peux par contre leurs rappeler que la politique ne se fait pas par la rue.  S’ils veulent participer au développement de leur pays il faudrait qu’ils aillent  militer dans des partis politiques. Sur les trente cinq partis existant ils finiront bien par trouver un qui puisse convenir à leurs aspirations politiques.  Et s’il en trouve pas, pourquoi ne pas créer un trente sixième  en le dénommant  « Parti du 20 Février ». C’est à travers le jeu des  partis politiques  que les idées progressent et que la démocratie avance.

Et puis je voudrais tellement leur dire  de voir ailleurs dans le monde arabe et africain  comment  il   évolue. Je devrais  dire plutôt comment il  stagne ou il  régresse   à l’image de leurs voisins « Algérie ». Il faut  qu’ils lisent les journaux de ces pays, disponibles sur le net,    pour se rendre compte  combien  la vie est nettement  meilleure  à vivre ici  qu’ailleurs. Il n’y a pas photos,  je vous l’assure.    Ces jeunes ignorent peut-être  totalement   qu’ils vivent dans le pays le plus avancé  du monde arabe d’une manière générale.  Ils devraient en être fiers. Fiers  de leur Roi et de son entourage  qui est  l’artisan  de tout ce progrès visible  dans tous les domaines,  qu’ils soient  économiques, culturels ou sociaux ou sécuritaires.

Je ne voudrais pas terminer  sans rappeler   à tous mes frères marocains, qu’il faut qu’ils soient   à la hauteur  de ce Roi  bénit de Dieu et qu’ils doivent impérativement lui apporter  tout leur soutien franc et  indéfectible pour la construction de ce Maroc pour le  bonheur de tous les Marocains et celui des générations  à venir. Sa Majesté le Roi  y  travaille déjà  depuis son avènement sur le Trône . Alors  AIDONS-LE !

 

Par ACH DEZEAU
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Samedi 21 mai 2011 6 21 /05 /Mai /2011 16:07

Déboires  d’un harrag  d’occasion.

Pour immortaliser  toutes les péripéties vécues lors d’un voyage en Algérie,  j’ai tenu  à enrichir mon blog de cette page que je soumets à la lecture des miens et des autres , enfin de tous ceux qui voudront prendre la peine de la lire.

Pour une affaire  administrative relevant du tribunal d’Oran,  je devais faire parvenir une procuration  que j’ai donnée   à un ami pour me représenter.  Pour ce faire, la procuration a été établie au Maroc, pays de résidence habituelle, elle fut scannée et transmise par voie d’internet  à un membre de ma famille  pour lui demander si le contenu convenait à ces messieurs  du Tribunal. On m’assura qu’on allait tenter de faire le nécessaire uniquement  en présentant  le document scanné. 

D’un autre coté, j’avais impérativement  besoin d’un document administratif  d’Etat-civil  à faire délivré de ma commune de naissance et en langue française. Grâce au concours d’un ami d’enfance ce document fut établi  et remis à mon fils  résidant à Oran.

Parce que le courrier entre l’Algérie et le Maroc n’étant pas très sûr, même par la voie du « Recommandé » on était resté là en attendant  de voir si une importunité se présentait  pour cet échange de document.  Alors que je m’y attendais  le moins du monde, j’ai reçu, le dimanche matin  un coup de fil m’annonçant  qu’il fallait à tout prix présenter l’original de ma procuration au plus tard le mercredi matin. Je n’avais plus le choix ;  il fallait que je me déplace personnellement  à Oran et je n’avais d’autre choix que de traverser la frontière par  route en bravant  l’interdiction  gouvernementale instaurée en 1994.  Je n’étais pas à ma première expérience.

J’ai décidé donc de prendre le train à 15 h 25 pour arriver à Oujda à 21 h 00 où  J’avais pris soin de réserver ma chambre d’hôtel.  Je suis entré en contact avec le passeur habituel  pour lui annoncer mon expédition  qui devait se dérouler le mardi très tôt. Aucune objection.

Donc  j’arrivais à la gare de Fès vers 14 h 00 avec une très bonne marge  d’avance sur l’horaire du train. Il y avait foule dans cette gare en raison des vacances scolaires.  Les panneaux  lumineux d’affichage étaient en panne et pour réunir toutes les mauvaises conditions pour un mauvais départ,  les haut-parleurs annonçant les arrivées et les départ des trains  étaient, ce jour là tout simplement muet.

Je pénétrais donc sur le pallier de la voie  1, et tout précautionneux que je suis, je stationné   tout près de l’agent O.N.C.F  chargé du contrôle  de l’entrée des  passagers afin de lui poser  de temps à autre la question de savoir sur quelle voie partait  le train en direction d’ Oujda. Puisque celui-ci allait venir de Tanger, le posais la question à chaque arrivée de train et a chaque fois je m’entendais dire par l’agent  « mazel, mazel » (pas encore). A 15 h 00 , les voies 2-3- et 4 étaient occupées. Je reposais la question une fois de plus à l’agent qui me dit : le trains qui va entré c’est celui-là que vous prendrais.  Vue la foule, je me positionnais afin  de livrer la première bataille qui consistait à monter dans le train et s’octroyer une place assise  car je ne me voyais pas faire le trajet Fès-Oujda debout.

Je me débrouillais tellement bien que j’ai choisis la meilleure place, installais mon cabas sur le porte bagage, sortais la revue que j’avais achetée pour occuper mon temps. Le wagon était de génération récente, et le climatiseur avait l’air de  fonctionner.  Je fus un peu surpris de ce progrès fait pas l’O.N.C.F qui d’habitude  réservait des wagons plus anciens  sur la ligne desservant la capitale de l’Oriental.    A 15 h 20 le train s’ébranla et je fus un peu surpris qu’il partait d’abord avec 5 minutes d’avance et deuxièmement  dans la direction opposée à celle que j’avais prévue.  Je posais donc la question à mes voisins en leur demandant si c’était bien le train qui partait en direction d’Oujda. Avec un petit sourire ils m’informèrent que ce train se dirigeait  vers  Casablanca c’est-à-dire à l’opposé  de celle  que je devais prendre.  L’intelligent  et le précautionneux que je prétendais être, s’était fait prendre comme un « boujadis » ( ignorant, plouc).  Mon épouse m’appelait sur mon portable pour me demander si j’avais  bien pris le train.  Je l’ai rassurer par un mensonge. 

Mon voyage commençais très mal  et superstitieux comme je le suis je me suis dit que ce voyage se terminerait  certainement très mal.  Dans d’autre circonstances j’aurais tout annulé . Mais ayant avisé les miens de mon arrivée prochaine à Oran  je me suis dis qu’il ne me restait que le choix de continuer mon projet d’aller.  Je descendais  à Meknès et allais voir le Chef de Gare pour l’informer de ma mésaventure  afin  de pouvoir récupérer éventuellement  le prix du billet, 105 Dh  tout de même et la gratuité du retour jusqu’à Fès.  Ce que j’ai obtenu sans grande difficulté.  Il faut signaler que je n’étais pas seul dans mon cas puisque je fus consolé de voir une dizaine de voyageurs  qui se trouvaient dans la même situation que moi.

Je pris le train en direction de Fès  qui avait près d’une heure de retard.  Je profitais de cette attente pour téléphoner à l’hôtel d’Oujda pour  annuler ma réservation.  Dès mon arrivée à mon point de départ,  je filais  dare dare vers la gare routière de Fès  pour savoir s’il y avait un car pour Oujda. On m’annonça  un  qui partira  à 23 h.  Plus question de faire le difficile pour savoir  s’il y avait la clime  ou pas. Je pris mon billet  et je saute dans un petit-taxi  pour ramener à mon domicile. Il était  20 h 00.  Penaud je rentrais chez moi  à la grande surprise de mon épouse qui s’imaginait que je n’étais pas loin d’Oujda.  Je lui fais le récit de cette mésaventure,  profitais de cette escale pour faire toutes mes prières, souper en compagnie de ma femme  et après un petit instant de repos je repartais  vers 22 h 00 vers la gare routière.

Le car de la société « Sahara » arriva avec 20 minutes de retard. Après avoir embarqué les voyageurs  et leurs bagages, le car repartait vers 23 h 40. Pas de clim et une odeur de  pieds pas propres  pestiférait  l’habitacle.  Après une demi heure de trajet  l’odorat s’accoutuma et si ce n’est la chant  que faisait une boite à vitesse un peu vieillit, on peut dire que le trajet s’était bien déroulé. Nous arrivâmes à la gare routière d’Oujda à  5 h précise.  Les rues étaient encore désertes et seule  une dizaine de petits taxis   garés près du trottoir d’en face  faisaient l’animation. J’en pris un  et me dirigeai  vers  l’un des café se trouvant près de la Mosquée de Sidi Mohammed Ben Abdelaziz  je prendrai et mon petit déjeuner et mes médicaments en attendant mon passeur que je devais prévenir de mon arrivée.

J’arrivais au café « Pétra » situé au 52   bd Mohammed V aux environs de 5 h 30. Le café  venait d’ouvrir  les tables étaient déjà installés sur la terrasse.  Je pris place dans l’une d’elles située à la droite  de l’entré du café, posais  mon cabas sur l’un des fauteuils  et commandais un café crème  avec  un croissant. En attendant d’être servi  j’ai pris mes médicaments.  Sur la gauche de l’entrée du café étaient  groupés sur une table quelques  gens que je pensais être des consommateurs ordinaires. Après  meilleur examen il s’est avéré  que ce groupe était composé  de quelques drogués ayant  certainement passé la nuit à écumé la ville.  L’un d’eux  montra  d’une manière quelques peu  discrète mais assez visible pour que je saisisse toute la scène. Il lui montra ce qu’il cachait  dans la ceinture de son pantalon : un grand couteau de boucher  dont la lame faisait entre 25 et 30 centimètre qu’il glissa entre son ventre et son pantalon  et recouvrit le manche  ave son tee-shirt. Après cette exhibition il   s’assit   à  ma      droite  de l’autre coté de l’entrée du café.   Je fus très impressionné par la dimension de ce couteau  mais surtout étonné  d’un tel spectacle  car il m’est arrivé très souvent  de me trouver  à ces heures-là  et à ces endroits  précis  et je n’ai jamais rencontré  de voyous. Ceci  ne me rassurait pas.

Le garçon de café m’apporta mon petit déjeuner  que  je m’empressais  de le consommer. J’ai  profité de la présence du garçon de café pour lui demander  le nom du café où je t’étais attablé. Il le confirma. Il s’agissait du café Petra.  Je téléphonais à mon passeur  pour lui indiquer mon point de chute afin qu’il vienne me récupérer de cet endroit. C’est d’ailleurs pour cela que je me suis attablé à la terrasse pour être bien en vue de mon passeur. Durant tout le temps où je consommais mon crème  et mon croissant, j’observais  discrètement  mon indésirable  voisin.  Celui-ci,  depuis  que j’ai rangé mon portable  dans son étui fixé à la ceinture, ne m’a plus quitté des yeux.  Il me fixait avec un regard vitré de quelqu’un  qui avait perdu beaucoup de ces facultés physiques. Son regard  exprimé bien ses intentions. Il en voulait à mon portable.

Soudain il se leva, vint vers moi, la main droite brandissant de haut  son énorme couteau et de sa main gauche se dirigeant vers mon portable. Rapidement j’étais sur pied, et de ma main droite  je parais avec un coup sec  sa main qui tentait de me prendre le portable et de ma main gauche  et le regard fixé  sur le couteau je tentais de parer  à un éventuel coup. La scène me parut interminable par sa durée.  Des consommateurs sont intervenus pour s’opposer à cette agression  et à un moment j’ai cru  que l’incident  était clos. Non pas encore, il revint une fois à la charge  toujours avec les même gestes. Là j’ai osé  me défendre en lui donnant un coup de mon  genou droit  dans les parties bloqué  par son pied gauche. Alors qu’il avait baissé un peu sa main  armée du couteau j’ai pensé lui envoyer un direct du droit lequel n’a atteint que sa tempe sans un réel effet.  Une fois de plus  des consommateurs se sont intercalés  entre nous et je profitais de ce cafouillage  pour rentrer  à l’intérieur de la salle. Dehors, les chaises et les tables commençaient à voltiger  et je me disais que c’était un drôle de journée que commençait et le cafetier et moi-même.

Le patron  du Café alerté, par ses employés,   est venu en voiture. Le garçon  me  désigna du doigt  en lui précisant  que l’agression était commise sur ma personne. Il me demanda de  patienter pour témoigner  à la police et  reparti aussitôt  avec sa voiture à la poursuite du voyou. Mon  passeur étant  enfin venu, je lui ai dit que je ne voulais pas perdre de temps et que je voudrais continuer mon  chemin c’est-à-dire  traverser cette  saloperie de frontière  pour terminer mon voyage à Oran. C’est ce que nous avons fait.

A bord  d’une vieille 505 Peugeot, complètement déglingué, mais  toujours en marche,  nous roulions en direction de la frontière pendant  quelques kilomètres. Tout  en roulant, je ne cesser de penser à ce que je venais de vivre  et surtout comment se fait-il que pas une goutte de sang ne soit versée. Cela relève  du miracle  ou tout simplement de cette bénédiction parentale à laquelle je crois beaucoup. OUI  encore une fois Dieu est venu à mon secours sans doute imploré par les prières de mes pauvres parents décédés. Puisse Dieu vous bénir  là où vous êtes  mes chers parents !

A la vue d’un barrage routier,  mon chauffeur  braqua à gauche et contourna plusieurs  ruelles  pour enfin se retrouver sur une voie  communale,  et puis la piste.  Ah cette piste !  Il faut vous dire que pour les ponts et chaussées, les pistes reconnues sont classées en trois catégories allant de A à C  la dernière étant la plus infecte et la plus difficile  à rouler dessus. Notre piste  n’était pas du tout cataloguée puisque  tracée par des passeurs  à travers des champs  pour les besoins de  leur commerce  somme toute florissant, et si elle devait être classée elle n’aurait pas eu une lettre  avant la lettre M qui signifierai  M….. Mais  j’ai déjà subit  ce genre  situation et je ne m’en faisais pas du tout, bien heureux surtout que je puisse continuer mon chemin en entier et sans blessure surtout. Durant tout le temps du trajet  le passeur  ne cessait d’appeler  sur son portable sa correspondance  algérienne qui devait prendre le relais à un endroit déterminé  entre eux.

Nous y  arrivâmes enfin. L’ endroit était   clôturé, inahbité, et  où étaient entassé d’innombrables fut en plastiques ayant servis très probablement à emmagasiner du carburant   venu illégalement d’Algérie. Un gros tuyau  en plastique était là parterre  et c’’est à se demander s’il n’allait pas servir de pipe-line. Nous attendions là  une petite demi heure  jusqu’à  l’arrivé d’un homme qui gesticulait à quelques cinq mètres de là  à la lisière  d’une olivaie. J’ai  payé  mon passeur marocain 200 Dhs, pris mon cabas et me voilà crapahutant  a travers  champs à la rencontre  de mon nouveau  relai de passeur.

Il était à pied. Il me dit  qu’en ce moment, la surveillance frontalière  était plus sévère et donc  on ne pouvait plus utiliser de voiture. Nous marchâmes bien pendant 7 à 10 minutes  et arrivés près  d’une bicoque d’où il extirpa un vélo moteur  sur lequel nous allons poursuivre notre chemin.  Il mit  le cabas devant lui  pendant que je prenais place sur la place arrière dénuée de siège et de repose pieds et nous voilà partis zigzagant  au milieu de cette piste qui, à mon sens,  ne menait nulle part. Nous arrivons devant un poste de militaires chargé de la surveillance  de cette frontière.  Mon  motard  s’arrêta  devant le soldat  en faction. Celui-ci demanda à voir mon cabas et me questionna sur son contenu. Je lui ai répondu qu’il ne contenait rien d’autre que mes médicaments et mes objets personnels  pour me changer  éventuellement. Il me cru sur parole et nous  reprenions notre épopée de cyclo-cross. Encore cinq minutes  à peu près de piste rocailleuse, nous arrivâmes enfin  à une ferme. J’avais mal à mon postérieur.  Après  une  halte champêtre d’un petit quart d’heure entouré de poules, de coqs et de mouton, je pris place  à l’arrière d’une autre 505 Peugeot qui me conduisit  jusqu’à  Maghnia. A bord de  cette  voiture  avaient pris place également en plus du chauffeur deux autres personnes qui semblaient se connaitre. Tous  tenaient un téléphone portable  et les appels  ne manquaient pas. On se croirait dans une téléboutique.  Après une vingtaine de minute de route nous arrivions  à la fin de notre périple et je me séparai de ce monde non sans avoir préalablement payé 2 000 Dinars à celui qui semblait être le chef de bande. Il tenta timidement  de m’arracher encore 500 dinars de plus  et j’opposais alors  un courtois  refus.

Ayant  réservé ma place dans un taxi jaune (intercommunal), j’ai tenté  d’acheter une puce téléphonique puisque le roaming  entre le Maroc et l’Algérie ne fonctionnait pas suite à des problèmes que l’opérateur téléphonique  Djezzy  avait avec le gouvernement Algérien.  On m’exigeait  une photocopie certifiée conforme de ma carte d’identité ce que je ne pouvais fournir. Cela m’a fait penser à l’Etat algérien qui voulait  relancer le tourisme. Comme par habitude Il s’y prenait encore une fois très mal.  A 9 h 00  précise  notre taxi pris  la route en direction d’Oran où nous arrivions vers 11 h 15. Nous étions le 12 avril  2011.

J’ai accompli une formalité administrative le  lendemain  mercredi 13, et après avoir rendu visite à mes enfants, à  mon frère,  à ma sœur et à leurs enfants, récupéré des  documents d’Etat-civil , je repartais d’Oran  le Jeudi 14 à 7 h du matin pour retourner  au Maroc  toujours via cette frontière  fermée par les autorités algériennes et en espérant surtout  avoir moins de mal  à la traverser. Mes fessiers n’avaient pas encore totalement récupérés de l’exercice auquel  ils furent soumis deux jours plus tôt. Je rappelle que le motif essentiel de cette expédition qui n’était pas exempte de risque, était surtout la remise d’une procuration et la récupération de mes documents d’Etat-civil.  Dans des pays qui se respectent, les services de la poste  pourraient amplement remplir cette mission à moindre coût, de risques et de fatigue. Mais nous avions a faire en Algérie, pays indépendant depuis près de 50 ans  et qui  patauge encore dans l’organisation de ses services publics pour le  grand malheur  de ces citoyens.

Il était 7 h du matin lorsque le taxi chargé de six passagers, s’ébranla en direction de Maghnia où nous sommes arrivés à 9 h 15.  Ayant acheté une Puce téléphonique  j’avisais mon fils que je suis bien arrivé à Maghnia  et que les choses sérieuses allaient commencer.  Magnéto  Serge !

Désirant éviter  la phase du motocycliste, je me suis rendu chez un commerçant qui en plus de son activité commerciale, il était  un relais de ces passeurs. Je lui ai raconté mes déboires de ma venue en Algérie  et il m’a assuré que les passeurs avec qui il travaillait assuraient un passage  grand confort à leurs passagers puisque ces derniers ne faisant que se transborder d’une voiture algérienne à une autre marocaine. Comme il m’est arrivé de le faire  déjà par le passé.  Je lui confirmé donc  ma volonté  de faire la traversée.  Après une demi-heure d’attente, une voiture  arriva  et il me demanda de suivre le chauffeur. Je prenais place donc cette voiture  et  nous voilà partis pour l’aventure.  Le chauffeur  fit plusieurs courses avant de prendre la direction de la frontière. Il commença par faire son marché  qu’il déposa chez lui, puis passa chez un Boulanger  d’où il acheta un pain  tout chaud  et ce n’est qu’après il prit la direction de la frontière.  Tout en roulant, je  lui fais part de mes déboires vécues à l’aller. Il ne dit mot, mais m’informa qu’aujourd’hui  la surveillance de la frontières  était plus sévère  en raison de l’arrivée du Président Bouteflika  à Tlemcen pour l’inauguration de la cérémonie « Tlemcen capital de la culture islamique ».

Après avoir roulé sur la route nationale, il bifurqua à gauche  pris  un chemin vicinal quelques minutes,  puis une piste  pour finalement  arriver à la ferme  qui a été mon point de chute lors de ma traversée.  Je lui ai fait part de mon désaccord  en lui disant que sont relais à Maghnia  m’avais assuré  que la traversée allait être toute autre que celle que j’ai vécue il y a 2 jours. Pour toute réponse, il me dit qu’en raison de l’arrivée de Bouteflika à  Tlemcen aujourd’hui  nous ne devrions pas travailler car cela était très risqué aussi bien pour eux que pour les passagers. Comme pour me prouver tout cela, il m’ordonna d’aller me cacher  dans le poulailler car trois voitures de gendarmes ou de douaniers passaient non loin de là. Je m’exécutai tout en suivant l’événement à travers la porte laissée entrebâillée. En effet  à 100 mètres de distances  trois 4 x 4 de la gendarmerie  passaient à très faible allure à deux cent  mètres  delà.  Après qu’ils furent hors de vue,  mon chauffeur parti et me laissa seul  avec  celui qui m’avait charrié sur sa motocyclette. Celui-ci  téléphona  à l’aide de mon portable  au  soldat  de garde afin de s’assurer de l’absence des gendarmes. Il lui répondit qu’il fallait encore attendre environ une heure encore  avant  que le chemin ne soit sécurisé.

Je m’installais  sous un figuier  au milieu  des poules et des coqs.  Une gamine  âgée de neuf années accompagnée de son frère  vint me tenir compagnie. Histoire de meubler mon temps j’entamais une conversation  avec  elle. Elle était  très éveillée  pour son âge alors que je pensais que les ploucs étaient plus ou moins attardé dans leur façon d’être. Encore un syllogisme  hélas ! Mon fils m’appela pour avoir de mes nouvelles  et je profitais de l’occasion pour lui décrire le tableau champêtre dans lequel je vivais  à cet instant.  Je reprenais ensuite ma discussion avec ma gamine  qui m’apprit que l’homme à la motocyclette  s’appelait Khalid et qu’il mentait comme il respirait.  Je devinais le but de l’entretien  qu’elle m’accordait et j’ai pris une pièce de 50 dinars que je lui remis. Elle ne s’est pas fait  prier pour la prendre.  Pendant notre discussion un autre 4 x4  de la gendarmerie  passait  au loin faisant le chemin inverse de tout à l’heure. Sans-doute il rentrait au campement que l’on apercevait au loin à un kilomètre environ à vol d’oiseau.

Entre-temps  mon Khalid  qui était parti avec sa moto  en éclaireur revint  et me disant qu’il fallait qu’on  traverse. Il  me  demanda de m’installer  à l’arrière de sa motocyclette.  Je n’avais pas d’autre choix que de  m’exécuter et nous revoilà parti,  lui en zigzagant  et moi tenant  difficilement l’équilibre, cramponné à la scelle de ce motocycle, les pieds ballants.  Tenir l’équilibre dans cette situation n’est guère facile puisqu’il zigzaguait sans cesse sans doute  en raison de l’état de cette piste qui finalement ne servait  qu’à ce genre de déplacement. 

Soudain il me dit qu’on été poursuivit  et que je devais sauter de la moto.  Je fus apeuré  sans doute, et pensant que j’avais encore l’agilité de mes vingt ans, je sautais, mais compte tenu des dénivellations  et de l’état de cette piste  ce qui devait arriver, arriva. Fatalement  Je me pris un   plongeon  d’où  je me relevai de suite. J’avais  des marques de cette chute  sur mon blue-jean ainsi que sur mon  blouson couleur moutarde que je mettais pour une première fois.. Heureusement  qu’il n’y avait aucune trace de  déchirure.  Je repris  mon chemin à pied  en pestant contre ces fumiers de passeurs qui n’hésitaient pas à  faire subir  des misères à ces malheureux « harrags ». Alors que mon  Passeur  s’était envolé  avec mon cabas je ne m’inquiétais  pas outre mesure de mon bagage mais je me hasardais à me retourner pour voir  était ceux qui nous suivaient. Il n’y avait personne.  J’ai fini mon chemin à pied environ  cinq cents à six cents mètre  pour  rejoindre mon passeur qui m’attendait devant  cette petite cabane qui lui servait  d’abri pour son vélomoteur.   Après avoir gueulé  je l’ai quand même payé  deux mille dinars. Il en voulait plus  et je lui ai juré qu’il n’aurait pas un centime de plus en raison de traitement qu’il venait de me faire subir.  Nous arrivions au terme de notre partie de voyage puisque nous étions arrivés  pratiquement à la frontière algéro-marocaine.  Je voyais  à quelques centaines de mètres la ferme abandonné qui a servi de fin au  premier relais effectué  à l’aller. 

Je pris mon cabas  et me voilà  reparti,  crapahutant encore à travers champs pour rejoindre mon  dernier relais. Je fus accueilli par deux hommes  dont un semblait être en dehors de toute  tractation. Je pensais retrouver  mon premier passeur marocain d’Oujda puisqu’on m’avait assuré que c’était lui qui allait prendre le relais.  Hélas, il n’en fut rien. La personne qui le remplaçait  n’avait rien d’autre comme moyen de locomotion qu’un  vélomoteur. Eh oui encore un autre. Je pestais fort contre cela  et avec  calme mon interlocuteur me dis qu’il n’y a pas d’autre moyen  pour rejoindre Oujda  du fait que ce jour aucune traversée ne s’est faite en raison de la vigilance qui s’était accentuée en raison de cette fameuse visite du Président Bouteflika  à Tlemcen.

N’ayant pas d’autre choix, je me résignais  à prendre place sur la place arrière du vélomoteur. Même s’il n’avait pas de siège  cet engin  avait quand-même des repose-pieds ce qui m’a permis de tenir un meilleur équilibre.  Nous avions parcouru une dizaine de kilomètre  sur une piste plus carrossable que celle sur laquelle j’avais chuté.  Après quoi  nous avions  emprunté un  route vicinale.  Après quelques kilomètres il s’arrêté devant un bonhomme qui avait devant lui de  grandes bouteilles en plastique rempli d’essence et de gaz-oil.  C’était  la station d’essence puisque tout le long de cette frontière  et jusqu’à Oujda même  ces petits trafiquants  avaient peu à peu remplacé toutes les stations  de carburant qui avaient existé  dans la ville d’Oujda puisque les produits vendus, venus en contrebande d’Algérie, étaient vendus nettement moins chers. 

Nous avions repris  notre chemins  et nous avions fait encore une bonne dizaine de kilomètres  pour finalement  entré à Oujda ville.  A ma demande il me déposa  devant le café  « Petra ». Il était  presque midi.  Avoir perçu son dû (deux cent  dirhams) il me quitta  en s’excusant du peu de confort qu’il m’avait prodigué durant son trajet.

Je me suis installé à la terrasse du café,  et j’ai tout de suite  pris le soin de dépoussiérer  aussi bien mes chaussures que mes vêtements.  Comme par un curieux  hasard, les cireurs qui d’habitudes pullulaient dans le boulevard étaient  totalement absent.  J’ai demandé au Garçon de café les suites  de l’agression dont je fus victime trois jours avant.  Il me disait qu’en définitif mon agresseur a pu s’enfuir   malgré toute la meute d’hommes lancés à sa poursuite.  J’en concluais qu’il n’était pas si drogué qu’il n’en avait l’air  et encore une fois  je remercie  Dieu  de m’être tiré d’affaire  sans dommage de ce voyou.

Je me rendis de suite à la Gare des chemins de fer  d’Oujda  d’où je pris le train de 13 h 00  pour Fès.

A peine installé  dans  un confortable  wagon,  je pris soin de téléphoner à mon fils  afin de le rassurer  de l’issue heureuse de cette maudite traversée que je ne suis pas prêt d’oublier.

Il était  près de vingt heures lorsque j’arrivais  chez moi  certes fatigué mais content  de retrouver mon chez moi  et de  rassurer mon épouse qui s’est beaucoup inquiétée durant tout le temps  de ce périple. J’étais encore en  entier, sain et sauf et je ne dois  cet état qu’à la bénédiction parentale qui m’a accompagné tout au long de cette affreuse  traversée d’une frontière fermée par une décision absurde  et incohérente de l’Etat  Algérien.

                                                                                              BENOUALI  ABDELDJALLIL

 

 

 

 

 

Par ACH DEZEAU
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Samedi 15 janvier 2011 6 15 /01 /Jan /2011 16:57

ENFIN  UNE LUEUR D’ESPOIR  VENUE  DE L’EST

De   Benouali  Abdeldjellil

La journée du 14 janvier 2011 est à marquer d’une pierre blanche d’abord pour le peuple frère de Tunisie mais aussi peut-être, du moins  je l’espère,  pour le Peuple Algérien et pour tous les peuples arabo-musulmans  vivant encore  sous le joug d’une dictature républicaine.

La Jeunesse Tunisienne  a,  sur la trace de ses aînés,  assumé sa responsabilité  et a purifié sa patrie  de ceux  qui se sont accaparés  des rennes du pouvoir  non pas pour le faire prospérer, mais pour  s’accaparer de ces richesses, appauvrir  et asservir  son peuple, plongeant ses jeunes  dans le désarroi le plus total en bouchant toutes les issues salutaires pour une vie meilleure.

Cette Jeunesse Tunisienne à rendu la fierté  à son emblème national  et a montré la voie à suivre au  peuple  voisin et frère Algérien  qui continue à être opprimé  et spolié de ses richesse  sans retenue, sans scrupule   et  toute honte bue.  Oui disais-je elle rendu la fierté à son emblème non pas pour une minable partie de foot comme l’ont fait les Algériens, mais par la récupération de sa dignité longtemps bafouée.   Cette Jeunesse Tunisienne a montré une fois de plus que la liberté ne s’octroie pas   mais s’arrache  en acceptant de payer le prix fort  en vies humaines, en souffrance  et en privation de liberté.  Plusieurs  chaines de télévision  ont véhiculé  des images insoutenables montrant  cette horde de policiers  qui n’a ni Dieu ni Patrie , s’acharner sur des jeunes manifestants souvent  à terre  en  donnant sans compter  des coups de  pieds  et de poings  quand la matraque ne suffisait pas.  J’espère que le nouveau pouvoir  saura exploiter ces images   afin  de retrouver tous ses fumiers de policiers ou de gendarmes  et  les remercier  dans leur monnaie avec laquelle ils ont traité leurs frères Tunisiens.  Ceci servira  de leçon pour d’autres  agents de l’ordre  dans tous les pays  vivant encore sous le joug de la dictature soit disant république démocratique et populaire,  en commençant par  leurs voisins  de l’Ouest afin qu’ils sachent  ce qui leur adviendrait au cas ils agiraient de la sorte.  Le  congédiement  avec perte de tous les droits pécuniaires   voilà la moindre sanction qu’on pourrait réserver à ces  policiers véreux.

Le Peuple frère  de Tunisie, petit par son nombre mais combien grand par sa conscience politique et  par sa bravoure  saura se relever  et faire le tri de tous ceux qui ont abusivement profité des largesses  et de la concussion  des  Ben Ali  et des Traboulsi et de leurs consorts   afin de récupérer les biens mal acquis  et les restituer à la nation  Tunisienne.

Si je n’ai pas de conseils à donner à ce peuple  qui est  très conscient de ses responsabilités et qui vient de le démontrer, je me permettrai tout simplement  de faire des souhaits et des vœux  afin que l’acquis révolutionnaire de l’instant   ne se perde pas  et ne permette pas aux  politiciens  véreux  chassés par la grande porte ne reviennent par la lucarne.

Tout d’abord je souhaiterai que le peuple Frère Tunisien vive une véritable démocratie  et ne s’atomise pas dans une pléiades  de partis politiques  rendant ainsi  le pays ingouvernable. Cette méthode  est utilisée en ce moment  dans de  nombreux  pays dictatoriaux pour afficher un semblant  de démocratie.  Cette méthode ne fera que le lit  des futurs rapaces avide de sang  des peuples et ne se feront pas prier pour assouvir  leurs  desseins.  Il faudrait placer la barre assez haute pour qu’en définitive il n’en résultera que quatre ou cinq partis politiques.  Un parti  du Capital  qui naturellement contribue à la richesse du pays. Un autre  Social qui œuvrera pour la sauvegarde du  bien être  des travailleurs  et des gens à faibles revenus. Un troisième  écologique qui veillera à la bonne santé de notre terre. Et un ou deux autres partis pour jouer  le folklore de la démocratie républicaine.  On évitera de créer  un parti de l’islamisme, car je suis de ceux qui sont persuadés que l’islam se trouve  dans les actes de l’individu   et non pas dans la récitation d’une   théologie d’une autre ère.

Je souhaiterai aussi que le Peuple frère Tunisien  saura à qui donner sa voix lors des élections futures.  Si nous regardons ce qui se passe à leur frontière de l’ouest, nous verrons que  des citoyens  boudent de véritables et authentiques partis politiques sous le prétexte fallacieux  que ses dirigeants sont berbérophones,  ou francophone  ou que sais-je encore d’autre de pareils qualificatifs. Seule l’intégrité morale,  la compétence  et le dévouement à la cause nationale  devront être les critères principaux  que devront remplir les   candidats aux futures élections.

Ces mêmes  critères  devront être remplis également par tous les candidats aux postes de responsabilités à tous les niveaux qu’ils soient. On veillera  à lutter contre l’esprit du clanisme, du tribalisme  ou du maraboutisme  afin qu’il ne gangrène pas la vie politique du pays. La  Tunisie  a acquit durant ces dernières décades quelques  points  qui l’ honore  tels que les droits de la femme par exemple  ou  la sécurité des personnes.

Je souhaiterai aussi que les futurs dirigeants de notre sœur  Tunisie, surveillent attentivement la politique de la France.  Nous avons vu par le passé comment  cette France, soit disant  pays des droits de l’homme, encourageait la corruption de  tous les  dirigeants véreux de l’Afrique  en général en votant même des lois pour faciliter ce fléau à gangréner les pays visés.  Après  avoir  conseillé et aidé  ces dirigeants  à appauvrir leur peuple  elle les a rejeté  comme des kleenex  quand le vent tourne en leur défaveur. Souvenez-vous des Mobotu, des Bango, des bokassa  du Chah d’Iran, des Habré, des Harki d’Algérie  et que sais-je d’autre de ses fumiers que leur peuple a rejeter.  Pour ne pas faillir à cette tradition, la responsable du parti   de l’Ecologie Mme  Cécile Duflot, s’est précipité pour dire  "Il serait inacceptable que la France devienne un refuge pour celui qui par son obstination et sa gestion policière risque de précipiter la Tunisie dans une situation périlleuse".  Il y a comme un semblant  de « retard à l’allumage »  comme dirait mon mécanicien.

Tout récemment encore  et particulièrement dans ces récents événements de la Tunisie, n’a-t-ont pas entendu   la Sinistre des Affaires Etrangères  l’arrogante  Allio- Marie proposer aux dirigeants de la Tunisie et de l’Algérie de les aider  en leur dispensant  son savoir faire  dans la répression  des  manifestations populaires.  Même quand la Scélérat Ben Ali s’en fut parti, j’ai  suivi  plusieurs tables rondes  de politicards français  débattre de la situation  en Tunisie.

Pour la plupart,  il ne plaignaient pas   Ben Ali  car il avait bien  rempli  sa mission pour la sauvegarde de leurs intérêts en Tunisie, mais plutôt ils débattaient du   « comment réagir » à   cette nouvelle donne  et comment encore amadouer  le peuple tunisien pour lui sucer encore les quelques richesses qui lui reste. Personne du monde politique ,  même  chez les gens de l’opposition tels que le Maire de Paris, M. Bertrand  Delanoë,  originaire de Tunisie, n’a pas relevé  cette choquante  intervention de sa  Sinistre  compatriote Mme Alliot-Marie.  Seul le cinéaste Serge  Moati, lui aussi originaire de Tunisie  a eut  l’honnêteté  de le rappeler à ses interlocuteurs.  

Quelque uns  tels que Mr Jack  lLang  ont vu leur langue  se délier soudainement  pour  se réjouir  du départ de leur serviteur Bénali en disant ceci : Bravo au peuple tunisien",. "C'est une heureuse et bonne nouvelle pour le peuple tunisien, qui par son courage aura réussi à vaincre la dictature". "Trop longtemps, une grande partie de la classe politique française a été complaisante à l'égard de Ben Ali", a-t-il jugé.

Touché  par une amnésie sélective,  Il a oublié  tout simplement  que durant les 23 années de règne de Ben Ali,   M. Lang  a assumé   durant  au moins le tiers  de ce temps  une  fonction  très importante  dans cette classe dirigeante. Je dirais  même qu’il fut l’un des principaux conseillers de Mitterrand.

Et pour en finir,  je n’oublierai pas de dire combien je  souhaite voir  le Peuple Algérien  (dont je fais partie) soit contaminé  par cette révolution  et prendre exemple  sur son frère le Peuple de Tunisie. Si la Tunisie   à souffert durant 23 ans de spoliation, l’Algérie  souffre de ce mal durant  près de 50 années. S’ils avaient pu,  les successifs dirigeants de l’Algérie indépendante, qu’ils soient militaires ou civils, ils auraient vendu non pas uniquement son sous-sol  en  pétrole et en  gaz mais aussi son sol  et tout ce qui se trouve dessus.  Des vampires  assoiffés d’argent et de sang  de leurs frères, ils n’ont reculé devant aucun stratagème pour remplir leurs comptes bancaires  ouvert  dans tous les pays occidentaux  et même orientaux. Il est temps  que mes Frères Algériens  puissent  comprendre que ces charognards ne lâcheront pas prise de leur propre gré.  Leurs crocs sont bien  ancrés dans notre chaire. Aux grands mots, utilisons les grands moyens. C’est  une procédure chirurgicale  à la « Tunisienne »  qu’il faudrait. 

Non seulement ils ont vidé le pays  de ses richesses, mais chose aussi grave, ils sont semés la discorde dans la région et dressés les Algériens contre leurs frères marocains.  Par leur politique basé sur le terrorisme, ils n’ont cessé de chercher des noises à leurs voisins  aussi bien de l’ouest mais aussi du sud comme le démontrent certains articles parus ici ou là dans la presse ou sur la toile de l’internet. Ils ont entravé  la réalisation des vœux de tous les peuple limitrophe  a savoir la réalisation du Maghreb  Arabe Uni. 

Puisse Dieu faire en sorte qu’ils ne puissent en profiter, pas même  les membres de leurs familles ou leurs progénitures et les punir  dans leurs chaires

En attendant je souhaite tout le bonheur du monde  à nos valeureux frères Tunisiens et beaucoup de courage  à mes frères Algériens.

 

 

.

Par ACH DEZEAU
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Vendredi 4 juin 2010 5 04 /06 /Juin /2010 20:45

La politique de l'Absurde

Par Benouali Abdeldjallil


Fidèle à ma conviction profonde et ramant à contre-courant de la pensée ( hypocrite) de beaucoup de mes coreligionnaires, je voudrais dire à travers ces quelques lignes l’absurdité qui à motivé l’envoie d’une flottille de la paix sur Gaza occupée. Tout en déplorant les victimes de la réaction israélienne qui s’est soldée par neuf morts et une quarantaine de blessés j’estime avoir le devoir de m’insurger à l’encontre de cette imbécilité qui consiste à pratiquer la politique de l’outrage a laquelle semble s’être rallié le gouvernement Turc qui nous avait habitué par le passé à plus de modération et de retenue.

Sur le plan tout à fait du droit international, est-ce qu’on peut poser la question suivante : Est-ce que le territoire de Gaza est (ou n’est pas) sous l’autorité d’Israël. A ma connaissance on ne peut répondre que par l’affirmative et ce depuis la guerre des six jours de 1967 (du 5 au 10 juin) ou l'État Hébreux s'est accaparé de la bande de Gaza au détriment de l'Égypte dans un conflit armé provoqué par cette dernière. Même si Israël a, par l'accord du 4 mai 1994 confié la gestion de Gaza (et de Jéricho) à l'OLP, il n'en demeure pas moins qu'Israël reste souveraine et dans la côte et à l'intérieur de la bande de Gaza. Il en découle qu' Israël a le droit d’interdire toute approche maritime de cette partie du monde, sachant qu’elle est en guerre ouverte contre le Hamas qui occupe et gère (de fait ) cette partie suite à un conflit avec le FPLP de Mahmoud Abbas. Mais ceci est un autre sujet dont il n'est pas de mes intentions d'évoquer ici même.

Nous savons tous que le Hamas n’a cessé de manifesté une vive hostilité à l'encontre d'Israël et que durant ces dernières années il ne s'est pas empêché d’envoyer des roquettes sur son ennemi juré, causant parfois des morts ou des blessés à la partie adverse. Cette situation avait motivé d’ailleurs l’intervention musclée d’Israël causant quelques centaines de morts parmi nos frères palestiniens qui continue à faire les frais de cette politique de l'Absurde.

Nous savons aussi que Gaza possède une autre frontière avec Égypte par laquelle pourraient s'acheminer toutes les cargaisons d'aide à la population prise en otage dans cette bande de gaza. Il aurait suffit que le Hamas définisse avec les autorités Égyptiennes les modalités de passage afin de subvenir aux besoins de la population de Gaza. Or le passage est fermé par décision du pouvoir Égyptien par suite d'un désaccord avec le Hamas qui n'est pas arrivé à mettre au point des modalités acceptables de part et d'autre. Donc, on peut dire que l'Egypte, au même titre qu'Israël, maintien elle aussi un blocus sur cette partie du monde avec tous les aléas que cela occasionne à une population prise en otage dans un engrenage politique dont elle paie le prix le plus lourd..

Il y a quelques mois un convoi de camions, chargé de produits composant une aide humanitaire était parti de l’Europe et est arrivé jusqu’à Gaza en passant par le détroit de Gibraltar et en traversant le Maroc, l’Algérie, la Tunisie, la Libye et Égypte. Tout s'est passé à peut près correctement surtout sans perte de vie humaine. Pourquoi alors ne pas récidiver dans cette méthode ?

On voit alors que la véritable mission de cette flottille qualifiée pour les besoins de la cause de "Flottille de la Paix " était celle de forcer le blocus en utilisant le subterfuge d'une mission humanitaire.

Avant d’intervenir militairement sur cette flottille, les israéliens avait proposer au responsables de cette dangereuse mission de se détourner et de décharger sa cargaison au port d’Ashdod tout en s’engageant à assurer son acheminement jusqu’à Gaza après les contrôles d'usage du contenu. Sachant que cette proposition contrevenais à l'objectif que s'étaient assignés les responsables de cette flottille, ces derniers ont rejeté tout simplement cette proposition et se sont entêtés à vouloir forcer le blocus sachant pertinemment qu’Israël ne se laissera pas faire.

A partir de toutes ces données là, il est aisé de constater qu’il s’agissait bien d’un bras de fer qui livrait la Turquie ( cautionnée et aidée par quelques pays arabes ) à Israël. Bien sûr il y a (et il y aura) toujours des hommes et des femmes, inconscients pour assumer les rôles de va-t-en-guerre. Chose bizarre, c'est que la Turquie entretien de sérieuses relations diplomatiques avec Israël et qu'elle aurait pu négocier la levée du blocus de la bande de Gaza par le canal diplomatique. On aurait épargné très certainement la vie de quelques personnes par exemple. Mais non. Cherchez la cause.

Sachant que chaque fois qu’il s’agissait d’utiliser la Force avec l’Etat Israélien, ce dernier est toujours arrivé par avoir la primauté de la décision finale et qu'il était prévisible qu’on s’achemine vers un fiasco politico-militaire et certainement vers la perte de vies humaines qui mettrait une fois de plus Israël sur le banc des accusés.

Mais ce pays (courageux il faut en convenir) qui en a vu d'autres, ne prendra jamais de gants pour défendre son peuple et défendre ses frontières, partant du principe qu'il n'en ferait que ce qu'il juge bon de faire d'abord et de laisser l'hérésie des protestations arabes s'allumer et s'étioler jusqu'à l'extinction comme ils ont coutumes de nous le faire vivre par le passé.

Entre temps, les dirigeants des pays arabo-musulmans, sortiront de leur torpeur et reprendront comme à l'accoutumé chacun sa "trompette de Jéricho" pour crier au scandale en sortant toute la panoplie du vocabulaire populiste et démagogique, histoire de manifester à leur peuple qu'ils ne dorment pas mais que, s'ils ne se manifestaient pas sur d'autres sujets mondiaux c'est qu'ils réfléchissaient à la question (depuis quelques décennies quand-même). Il faut rappeler que la cause de la Palestine est devenue depuis plus d'un demi-siècle le seul sujet de politique international inscrit à l' agenda des nations arabes, bien sûr avec celui de la politique de rivalité et de haine entretenue envers le pays arabe voisin.

Il est facile d'en conclure que la volonté d'en finir avec ce problème de la Palestine n'existe pas chez la quasi-totalité des dirigeants des pays arabo-musulmans. Car dans leur désunion qu'ils entretiennent jalousement, ils n'oseraient jamais prendre les mesures économiques qui feront plier l'Etat Hébreux. Non pas celles qui consistent à boycotter Coca-Cola ou autres produits sous le prétexte que les capitaux sont israélites, mais celle qui conduiront directement à l'asphyxie des économies de tous les pays qui soutiennent la politique de l'État sioniste. Ce moyen nous l'avons. Il suffit de fermer les robinets du pétrole pendant le temps………. d'une crise. L'Etat sioniste connait bien de quoi sont capables les arabes et ne s'en plaint pas bien au contraire. Alors aujourd'hui comme demain, il n'agira qu'en fonction de ses intérêts et de la sécurité de ses citoyens et ne souciera guère du "qu'on dira-t-on" des dirigeants arabes et des protestations molles et hypocrites de quelques nations occidentales.

Pour conclure, je voudrais poser une question toute bête qui me torture et dont j'aimerai bien avoir une réponse. Pourquoi ces hommes et ces femmes qui ont été les instigateurs et les accompagnateurs de cette "flottille de la paix, ne viendraient-ils pas d'abord, par une "Marche de la Paix" forcer l'ouverture des frontières terrestres qui restent fermées entre des pays arabes comme celle de l'Égypte et Gaza ou encore celle du Maroc et Algérie par exemple. N'y a-t-il pas là, une action louable à mener pour réparer des torts humanitaires considérables dont souffrent des peuples frères et arabes (de surcroit) déchirés par des décisions toutes aussi absurdes que contraires à l'esprit même de l'Islam. La logique commanderait à ce qu'on procède d'abord par-là.

Si tel était le cas, on aurait relevé très certainement plus de neufs mort et je ne suis pas sûr que le résultat soit concluant.

Par ACH DEZEAU
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus